Pollution de l’air et maladies auto-immunes
Ce projet cherche à évaluer si l’exposition à la pollution atmosphérique pourrait influencer des mécanismes immunitaires liés à des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde. Les données de CARTaGENE permettent d’évaluer si des polluants industriels — comme les particules fines (PM2.5), le dioxyde de soufre (SO₂) et le NO₂ — sont associés à la présence d’anticorps anti‑citrulline, un marqueur précoce du risque de polyarthrite rhumatoïde. Les analyses montrent que vivre près de sources industrielles émettrices ou être exposé à des niveaux élevés de particules fines augmente la probabilité d’être positif à ces anticorps.
D’autres travaux révèlent des milliers de modifications épigénétiques (changements de méthylation de l’ADN) chez les personnes positives à ces anticorps, certaines liées à l’immunité et à des facteurs environnementaux. Des études complémentaires suggèrent que l’effet de la pollution pourrait passer par ces mécanismes épigénétiques.
Ensemble, ces résultats indiquent que l’environnement — en particulier la pollution industrielle — pourrait jouer un rôle dans l’activation précoce de processus auto‑immuns des années avant l’apparition de la maladie.
- Environnement et habitudes de vie
- Maladies chroniques
- Santé publique et épidémiologie
- Données biochimiques et hématologiques
- Données de questionnaires
- Données génétiques
- Données jumelées
- Échantillons biologiques
- Mesures physiques et cognitives