L’inactivation du chromosome X dans la polyarthrite rhumatoïde et son impact sur les risques de maladies spécifiques au sexe
La polyarthrite rhumatoïde (PR) touche trois fois plus de femmes que d’hommes, et des anomalies dans l’inactivation du chromosome X pourraient contribuer à expliquer cet écart. Normalement, l’un des deux chromosomes X des femmes est « mis au silence », mais ce processus est imparfait : plus de 25 % des gènes peuvent y échapper, surtout dans les cellules immunitaires, et ces perturbations ont été associées à des maladies auto-immunes.
Ce projet utilise les données de CARTaGENE pour examiner si des profils atypiques d’inactivation du X sont liés à des marqueurs précoces de risque de PR. L’équipe analysera des données de méthylation de l’ADN provenant d’une étude antérieure portant sur les anticorps ACPA, un indicateur important de risque. De nouvelles méthodes statistiques seront développées pour mieux estimer l’inactivation du X à partir de ces données.
Les résultats seront validés grâce à des données de suivi clinique et à des analyses en laboratoire. Cette recherche pourrait aider à mieux comprendre pourquoi les femmes sont plus touchées par la PR et à identifier de nouveaux marqueurs de risque.
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